Quelques statistiques

Voici quelques statistiques démontrant que l'obtention du diplôme d’études secondaires a de nombreux impacts positifs sur l'avenir du jeune et qu'à l'inverse, le  décrochage scolaire peut entraîner des conséquences personnelles, sociales et économiques.

IMPACTS SUR LE REVENU ANNUEL MOYEN

Le revenu annuel moyen des personnes qui n’ont pas de diplôme en poche est inférieur à celui des personnes ayant obtenu un diplôme. Selon le CTREQ (2016), une personne avec un diplôme d’études secondaires (DES) a un salaire 15% supérieur et un taux d’emploi 10% supérieur à une personne n’ayant pas obtenu de DES. Pour le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaire au Québec (2009), le revenu annuel moyen d’une personne sans diplôme étant de 25 000$, l’obtention d’un diplôme ferait passer ce revenu annuel moyen à 40 000$, ce qui représenterait un gain de 15 000$ par année. 

 

En plus d’avoir plus d’argent dans leurs poches, les diplômés paient davantage de taxes et d’impôts que les non diplômés. Le fait que les décrocheurs subissent un manque à gagner durant leur vie active se répercute aussi sur la société, qui supporte une perte de revenus fiscaux potentiels (taxes et impôts) qui auraient été perçus auprès de ces mêmes personnes si elles avaient été diplômées (CTREQ, 2016).

IMPACTS SUR LE TAUX DE CHÔMAGE

D'après le CTREQ (2016), les décrocheurs ont deux fois plus de risque de se retrouver au chômage. Le taux de chômage chez cette population est d'ailleurs particulièrement élevé. Selon Statistique Canada (2013), ce taux s'élevait à 23,3% pour l'année 2009-2010 chez les décrocheurs âgés de 20 à 24 ans, ce qui équivaut à plus du double du taux de chômage des diplômés de la même tranche d’âge. Au Québec, 82% des adultes prestataires de l'aide sociale et aptes au travail n'ont pas terminé leurs études secondaires (CTREQ, 2016).

Toujours selon la même source, les personnes qui ne fréquentent plus l'école et qui n'ont pas terminé leurs études secondaires génèrent plus de coûts en ce qui concerne l'utilisation des services d'aide sociale et de la sécurité du revenu. Ces personnes contribuent non seulement à l'accroissement de la demande de tels services sociaux, mais aussi à l'augmentation des dépenses liées aux soins de santé, de même qu'à la hausse de la criminalité et de la délinquance (CTREQ, 2016).

IMPACTS SUR LA SANTÉ PHYSIQUE

Les décrocheurs…
– Sont plus à risque d’avoir des problèmes de santé.
– Ont une espérance de vie plus courte.​

L’espérance de vie des personnes sans diplôme se verrait diminuée de 7 à 9,2 ans comparativement aux personnes ayant obtenu un diplôme d’études supérieures.

IMPACTS SUR LA SANTÉ MENTALE

Un individu ayant décroché est susceptible de rencontrer des difficultés socio-économiques. Par le fait même, il est plus enclin à développer certains problèmes de santé mentale : on observe un risque d’isolement social et de dépression chez ces personnes, ainsi qu’un risque de développer différents problèmes de comportements (intériorisés et extériorisés) comme des actes de délinquance.

IMPACTS SUR L'IMPLICATION CITOYENNE

En général, les jeunes qui ont décroché participent moins activement à la vie en société. À titre d'exemple, seulement 52% des décrocheurs exercent leur droit de vote. Ce pourcentage augmente à 67% chez ceux ayant obtenu un diplôme secondaire, à 74% chez ceux ayant un diplôme collégial et à 84% chez ceux ayant un diplôme universitaire.